Quelque chose a été oublié par peur

Par cette exposition, la Maison des Cultures interpelle la capacité de l’art à s’impliquer, au fil des siècles, dans la transmission des savoir-faire, qu’il s’agisse des premières méthodes de reproduction sur papier (lithographie, gravure, sérigraphie, monotype), de la céramique ou de l’impression textile.

Julia Lebrao Sendra (1993) est franco-brésilienne. Son travail s'imprègne de la friction provenant de la rencontre entre ces deux univers. Il questionne l'identité, fouille ce qui peut la sculpter, l'enivrer, ce qui compose ses ancrages et son évanescence. L’exposition présentera également un travail réalisé à quatre mains avec la céramiste Anne Sophie Matrella.

LE 6 MAI 2022 à 18h au Rue de Belgrade 120, 1060

"Agora, na hora, já fugiu, já sumiu, foi embora. Deixa quieto, que eles não vão mais mexer. O mundo rasga o dia, e a noite cai. Cai de onde? Não sei, mas cai aqui mesmo. Fugimos porque poucos ainda estão esperando por ela. A luz alegre. Quem sabe um dia ela volte. Pode ser quando a gente parar para olhar, olhar de verdade, dentro dessa escuridão. Tenho certeza que, em um cantinho bem preto, nós a achamos perdida. Perdida, mas tão linda, já pronta para dançar sem música, sem nada, só precisando do canto do rio. Ele, que ficou quieto depois da fuga, perdeu o hábito de cortejar, ficando cada vez mais sujo dentro da alma."

Ça s'échappe, déjà, ça disparait, ça s'en va. Laisse-les tranquilles puisqu'ils ne bougeront plus. Le monde déchire le jour et la nuit tombe.

D'où tombe-t-elle?

Je ne sais pas, mais elle tombe ici-même. Nous fuyons parce que peu l'attendent encore. La joyeuse lumière. Peut-être un jour reviendra-t-elle. Ce jour où nous nous arrêterons pour regarder et plonger nos yeux dans cette obscurité. Je suis sûr que nous la retrouverons dans un coin sombre, égarée. Perdue mais si belle, déjà prête à danser, sans musique sans rien, dans l'attante seulement du chant du fleuve. Lui qui depuis son asbsence a perdu l'habitude de séduire, et est devenu chaque fois plus sale en dedans de son âme"